Rester un enfant et se droguer aux souvenirs (modele : jerome)

Rester un enfant et se droguer aux souvenirs    (modele : jerome)

# Posté le mercredi 14 décembre 2005 15:38

Modifié le lundi 04 juin 2007 09:29

(retouche d'une photo de moi prise cet hiver par sonia])

(retouche d'une photo de moi prise cet hiver par sonia])

# Posté le dimanche 11 décembre 2005 14:47

Modifié le samedi 19 août 2006 20:14

[ Hooverphonics * " Mad about you" ]

[ Hooverphonics * " Mad about you" ]
Maaaaaaaaad, 'bout youuuhouuuuu
Maaaaaaaaad, 'bout youuuhouuuuu ...


Même dans des timents comme celui ci amenés a être envahis chaque jour par des centaines d'élèves portant toute la misère du monde sur les épaules - leur sac de cours - , il subsiste des endroits chwett, silencieux, et surtout ... déserts la plupart du temps. Un endroit idéal pour écrire à mes vauclusiens.

# Posté le lundi 14 novembre 2005 13:00

Modifié le mercredi 13 juin 2007 00:40

Come what may

Come what may
Je l'ai suivie. Une grande femme brune avec des lunettes. Elle sortait de son bureau.
Oui
, la pauvre. Elle travaille dans un bureau. Elle qui, jeune, s'imaginait musicienne, photographe pour quoi pas.

El
le presse le pas. J'accelère pour me maintenir à son rythme, j'ai passé tellement de temps à l'imaginer qu'il serait bête de la laisser disparaitre maintenant, non ?

So
n porte-documentS sous le bras gauche, son parapluie dans la main droite (oui, il pleut souvent à Paris), elle s'engouffre dans la première bouche de métro qui se présente. Elle referme son parapluie précipitamment avant d'attraper la premiere rame qui passe. Elle trouve un strapontin libre, s'asseoit en face d'un type à l'allure louche puant la bière, la cinquantaine, et sort "l'Equipe". En premiere page, les gros titres affichent " M. Cavane, l'épéiste français, medaillé d'or pour la deuxième année consécutive aux championnats du monde à la Havane" . Triste sourire. Triste, parce que cela fait des années qu'elle ne l'a pas revu, triste aussi parce que elle aussi elle aurait pu être dans ce même journal, triste encore parce que elle a déposé les armes pour aller à l'Université. Je l'observe , quelques sièges derrière. Elle passe sa main derrière sa tête, comme si elle sentait mon regard lui brûler la nuque.

Rue
de Rivoli. Il pleut toujours, la nuit commence à tomber. Elle presse le pas. Cependant, comme à son habitude, elle franchit la porte de la petite librairie, celle avec la facade verte foncé, dont la peinture à été récemment refaite . Toujours le même vendeur que "celui de sa jeunesse". (Bien sur, 35 ans, elle n'est pas vieille, mais son adolescence n'est qu'une réminiscence maintenant.) Un peu moins séduisant bien sur, les années ont creusé ses traits, sa barbe a poussé, ses cheveux ont blanchit . " Je peux vous aider ?" Elle lui adresse un sourire légèrement crispé, et secoue la tête. Elle le connait bien, mais dans ce magasin comme dans tous les autres, les vendeurs la mettent mal à l'aise. C'est comme ça.

Ar
rivée chez elle, elle accroche négligemment son manteau trempé sur la paterne et jette ses clés sur une table en contre plaqué ikea. Elle adore ce bruit metallique. Celui du retour-à-la-maison-apres-une dure-journée. Elle se laisse tomber dans son canapé, allume la télévision. Elle zappe les 374 chaînes, sur lesquelles défilent successivement des bonnasses présentant la météo (demain, il pleut. Apres demain, aussi, mais j'espère que ma beauté sculpturale mettra un peu de soleil dans votre vie.) . Des réality shows plus débiles les uns que les autres dont les producteurs, histoire d'innover un peu, ont repris les concepts des émissions qui ont marché en Grande Bretagne ou aux U.S.A . Une émission culinaire présentée par un jeune cuisinier ultra fashion ( Mais A QUOI veux-tu que ça lui serve de savoir cuisiner connard, elle est célibataire, la seule personne pour qui elle cuisine c'est son chat)

Elle
éteint la télé. Elle fixe l'écran noir pendant une durée indéterminée. Et elle se laisse tombée sur le côté, les yeux grands ouverts. Le tic tac de la pendule s'amplifie dans le silence de l'appartement, et finit par devenir tellement pesant qu'elle se demande comment elle fait pour l'oublier de temps en temps . Elle jette son coussin sur la pendule et se précipite sur sa chaine pour mettre de la musique. Elle sort une pile de CD, ne parvenant à faire son choix. Orwel, Drud, Different People ... Elle opte pour le dernier album de Brice Vinocour . Elle l'a connu, il y a bien longtemps. Elle a pensé a reprendre contact, mais ... non, il a sa vie, et puis elle aurait bien trop honte de lui dire qu'elle avait tout laissé tombé . Tellement honte.

* T
ûuuuut, tûuuuuuut, Ding *
E
lle sort du micro-onde une barquette de lasagne à l'allure peut ragoûtante (mais quand on a faim on fait pas la difficile hein); et elle retourne sur son cana (Ikea (c) je t'aime !!!) et mange, ou plutôt, bouffe. Elle se remplit l'estomac, et fait passer la désagréable sensation d'étouffement avec une bouteille de Perrier . Tout d'un coup, elle se souvient de son achat. Elle repousse le plateau, se rue sur son porte-document (mais où l'a t'elle mis ??? ah le voila ) , et sort son bouquin. Ses yeux balayent la couverture, sur laquelle... *Riiiiiiing , Riiiiiiiiiiiiiiing*

"Oui allô ? Non, oui, oui, non, mais..., mais..., mais... Mais laisse moi parler putain , j'ai transféré le dossier sur une clé usb qui est elle me dans le tiroir gauche de mon bureau ... Ou le droit peut être ... Oui, oui ... Non, non, non, NON, ok, à demain. "
T
iens à propos, demain on est jeudi, peut être aura t'elle la lettre quelle attend depuis une semaine.

Je disais don
c. Ses yeux balayent la couverture, sur laquelle on pouvait lire en lettres flamboyantes, Dossiers systèmes du paradis et de l'enfer, par Avena Korvander. Au dos du livre, un petit portrait monochrome de l'auteur semble lui sourire, au dessus du résumé. Elle ferme les yeux, elle se souvient, elle se souvient des fleurs géantes et du crapaud, des dalhias , d'un pantin cynique, d'une noble dame. Et elle se demande pourquoi elle l'a laissée partir, elle aussi. Toutes ces personnes perdues de vues sont autant de morceaux d'elle-même arrachés . Comme si ... Comme si la perte de tous les témoins de sa jeunesse l'avait aigrie, et la jalousie incontrolable de les voir réussir l'avait rendue amère. Elle manqua d'écraser le chat en s'affaissant lourdement dans le sofa. Ce dernier déguerpit en poussant un miaulement de protestestation véhément.

"La pr
incesse regarde par la fenêtre, c'est au moins la troisième fois de la journée qu'elle le fait. C'est stupide, les collines ne peuvent pas bouger ..."


ps : ceux qui me connaissent vraiment comprendront que ce n'est pas comme ça que je vois réellement mon futur. Je souhaite à ma bande de joyeux drilles de réussir, bien sur, mais moi aussi j'ai des rêves , que je compte bien réaliser. Kissounet à tous les petits malins qui auront surligné ;)

# Posté le vendredi 11 novembre 2005 11:18

Modifié le lundi 04 juin 2007 04:20

Une plume blanche, un chapeau vert, un air sérieux, des litres d'encre, un pont en papier, un bout de lierre, un alter ego, un Ami.

Une plume blanche, un chapeau vert, un air sérieux, des litres d'encre, un pont en papier, un bout de lierre, un alter ego, un Ami.
On ira faire des ricochets sur le canal Saint Martin

ou sur la riviere de l'Isle sur Sorgue

# Posté le mercredi 02 novembre 2005 17:04

Modifié le lundi 04 juin 2007 04:21